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Sep 2020

Projets pilote cannabis: un pas petit, mais important

Projets pilote cannabis:  un pas petit, mais important

L’article d’expérimentation dans la loi sur les stupéfiants ouvre la voie à une politique de cannabis raisonnable. Le Conseil de États a pris la bonne décision aujourd’hui, aussi en ce qui concerne la question du bio. Néanmoins, le chemin entre une répression échouée et un marché réglementé est encore long. 

La CI Chanvre salue la décision prise aujourd’hui par le Conseil des États concernant la modification de la loi sur les stupéfiants, permettant aux villes de réaliser des projets pilote avec le cannabis. La distribution contrôlée sous suivi scientifique de chanvre THC à des consommatrices et consommateurs réguliers ne résoudra certes pas les problèmes déjà connus de la politique de cannabis suisse – mais elle va dans le bon sens.

L’association de la filière chanvre suisse est disposée de soutenir au mieux des villes qui planifient des expériences. Divers membres de la CI Chanvre disposent d’une longue expérience dans la culture et la transformation de produits de cannabis de haute qualité et également dans l’analyse et l’assurance qualité.

Bio: de préférence la variante «si possible»

La CI Chanvre soutient la variante du Conseil des États quant à une formule «si possible» dans la question bio. Il est positif que le chanvre suisse soit pris en compte. Cependant, la variante bio ne représente pas le marché réel, car elle exclut la culture intérieure dans les expériences prévues. Afin que les expériences pilote soient représentatifs, il devrait être possible d’inclure également le chanvre indoor.

Néanmoins, le Oui du Conseil des États relatif à l’article d’expérimentation n’est qu’un pas dans la bonne direction. Le but de la politique de cannabis suisse doit être l’abandon de la ligne répressive, celle-ci étant considérée comme échouée, même par le Conseil fédéral. C’est uniquement une réglementation judicieuse qui permettra, à l’avenir, de faire face aux problèmes connus de longue date: criminalité organisée dans le commerce, manque de protection des consommatrices et consommateurs, manquements dans la protection de la jeunesse.

Questions et précisions:
Michael Rüegg, Responsable politique et public, +41 78 620 84 95, politik@ighanf.ch